Mes réactions disproportionnées, mon entourage et moi !

Je m’en veux, je gère mal, j’ai hurlé sur mon fils ce soir… c’est vrai quoi, il m’a poussée à bout… qu’est ce qu’il s’est passé ? il devait réviser une leçon d’histoire depuis deux jours, et il m’avoue, à 21h30, la veille de son devoir surveillé, qu’il n’a rien fait … le tout en affichant un sourire narquois, vautré dans son lit, un Tintin sur les genoux.

Et si ce n’était pas l’événement lui-même qui me faisait disjoncter ? et si je creusais un peu pour voir ?

En réalité, la programmation de mon disque dur interne (mon cerveau) basée sur mon expérience passée (évènements ayant jalonné mon enfance et adolescence) me dirige inconsciemment. Comme un petit robot !

Ça commence sans doute par de l’observation.

Je peux toujours essayer de m’observer moi-même alors ! me rendre compte de l’existence de cet automatisme, comprendre (qu’il me dirige) et souhaiter a minima, procéder à deux ou trois réglages ? oui ! et si ça se produit, c’est une excellente nouvelle, la meilleure décision de ma “carrière” de maman (solo ou pas).

J’ai été dure ? méchante ? injuste ?

Pour quelles raisons ? j’ai peur de quoi ? je me fiche de quoi ? ça me ramène à quoi dans ma propre histoire ? 

Comment m’a t-on parlé jusqu’à l’adolescence ? et s’il y avait une autre manière de voir les choses, la vie ? qu’aurait apporté une façon différente de réagir et pourquoi ? 

Comment faire ?

Avec mes enfants, la tentation est grande, quand je me sens débordée, de prononcer le fameux “avec tout ce que je fais pour toi, tu oses me répondre comme ça ?”. 

Cette remarque n’est et ne sera jamais appropriée : je ne fais pas les choses pour mon enfant dans l’idée qu’il me doit absolument quelque chose, ou qu’il doit me remercier… 

Cette réaction disproportionnée ne m’appartient pas ! on m’a juste éduquée comme ça : si tu ne fais pas ce que je demande et si j’estime que c’est “grave”, ça va clasher. Et fort parfois ! oui mais ? quels sont les critères de gravité, et n’y a t-il pas une autre manière de se faire entendre ?

Souplesse et flexibilité autant que je peux !

Je parle de ce que je connais car oui, j’ai fait cette erreur, je n’en suis pas fière (disque dur en boucle). Je sais maintenant qu’on ne marchande pas l’affection ou la reconnaissance, c’est la base, mieux, c’est fondamental !

Si je veux désamorcer la bombe et accessoirement éviter les anxiolytiques, faire redescendre le niveau de colère, alors je fais mon autocritique. Je n’ai pas le choix !

« Chéri, je suis souvent en colère, maladroite, exigeante, fatiguée ou agacée, excuse-moi, je n’aurais pas dû m’emporter”.

Autrement dit, “je n’ai jamais appris à réagir autrement, je me base depuis toujours sur ce que je crois être la seule façon de réagir”.

Et quand bien même je n’y vois pas toujours très clair, l’important est de me questionner après chaque réaction disproportionnée. Jusqu’au moment où j’arriverai à me questionner avant d’exploser. Il y aura certes des ratés, mais ça vaut la peine d’essayer !

Je me dis : ne te braque pas, relativise, intègre l’idée que dialoguer portera ses fruits, petit à petit, alors que des cris aggraveront toujours la situation !

Facile à dire, je sais. Mais pas aussi sorcier que ce que je veux bien croire…

Donc Happy End ? nos conflits familiaux sont désormais réglés ! merci pour les fleurs, j’en demandais pas tant. Je plaisante bien sûr. Il est impossible de toujours tout maîtriser, mais on peut reprendre le contrôle dans nombre de cas : ça s’appelle travailler sur soi…