Derniers jours de vacances

On n’est pas bien là avec Fanny, ses gamins et les miens au camping à la ferme quelque part en Dordogne ? les oeufs frais, la nature, la rivière ! regarder les gosses s’amuser, rire de voir la glace vanille couler sur leurs pieds, les emmener “en expédition” au gouffre de Padirac, manger des frites à tous les repas ! on a vu pire !

D’ailleurs cette année, le mot d’ordre c’était “zéro stress”. Tout le confirme autour et dans la tente où nous avions décidé, il y a 10 jours seulement, de faire un coin cuisine bien organisé : les “Prince de La” gisent sur la serviette trempée de Chloé, la vaisselle du ptit déj et sa horde de mouches attendent, comme chaque jour un élan collectif, le dentifrice sans bouchon (c’est Camille qui l’a perduuuu, c’est pas mouaaaaa), côtoie les tomates dans le même panier… personne n’est stressé !

Pourquoi on se mettrait la pression hein ? n’est-elle pas déjà sournoisement présente au moment où nous remercions et quittons nos supers fermiers ? ne s’immisce-t-elle pas déjà dans nos conversations sur la route du retour ?

La rentrée, ce petit challenge à passer

C’est reparti, boulot, horaires, trajets, école, collège, lycée, factures, loyer, paperasse, abonnements, inscriptions en veux-tu ? en voilà : hip hop, hand, natation, rendez-vous attestations médicales, réunions parents-profs (très simples à caler), périscolaire, course urgente spéciale “maman tu t’es trompée de cahier, fallait 0,8 cm de pluuuuus”… tout ça en ayant repris le boulot plein pot.

Je vous laisse compléter ?

En plus du challenge physique, financier et logistique qu’elle représente, la rentrée a parfois un effet yoyo sur mes émotions. 

La nostalgie du temps passé parce que mon loulou rentre au collège … suis-je plus émue que lui à cette idée ? parce qu’il a changé (à vue d’oeil j’te jure) en un été ?

Peut-être est-ce la déception de ne plus partager ce moment avec son père, la peur de ne pas être assez présente à cause du boulot cette année si importante pour lui ? ou tout bêtement la mélancolie d’une fin d’été…  ? va savoir ! 

A l’inverse, cette période effervescente peut aussi suciter joie et espoir : nulle n’est à l’abri ! vous savez, cet enthousiasme qui vous fait dire “bon, nouvelle année scolaire, nouveaux challenges, nouvelle vie pour mon loulou et moi, on y croit !” 

Hyperactivité, avantages et inconvénients

Gérer une charge mentale “de malade”, c’est à dire 13 à 15h par jour, du lundi au samedi et au moins sur 15 jours après la rentrée présente avantages et inconvénients. Sans blague !

Le (seul ?) point positif est de ne pas laisser mes états d’âme me rattraper s’ils ont osé se manifester : “Oui chéri, maman va courir partout et assurer, tu peux compter sur mon besoin d’hyperactivité en ce moment (profite, ça va pas durer)”.

Mais à bien y regarder, il y a un prix à payer :  je n’avais déjà pas une vie perso très développée, pour le coup là, elle est carrément en suspend !

En bref, à chacune son ressenti dans cette période pour le moins folklorique, unique, symbolique ! le tout est de bien se connaître pour la vivre le mieux possible. Je ne dis pas “avec sérénité” même si on peut essayer de s’en rapprocher. 

Et puis franchement, ce sera vite passé… bientôt les vacances scolaires !